Entreprendre : concept et mise en oeuvre, duo ou duel ?

 

J’avais hâte de pouvoir tester mon concept : faire le lien en temps réel entre les étudiants et les TPE/PME autour du marketing/ventes/ numérique. Et au bout de 4 mois, entre le concept et sa mise en oeuvre, duo ou duel ?

Pour l’instant, j’en suis au stade du duel…

Einstein dit
vendredi 26 janvier 2018, sous le retour du soleil bordelais

Entreprendre, c’est les joies de se jeter à l’eau. Et j’avais hâte de pouvoir tester mon concept : faire le lien en temps réel entre les étudiants et les TPE/PME autour du marketing/ventes/ numérique.
Alors, entre le concept et sa mise en oeuvre, duo ou duel ? Pour l’instant, j’en suis au stade du duel…

Cela fait 4 petits mois de vie pour TIPCI avec ses clients : 22h de cours en mission consulting avec les étudiants marketing M1 et M2 de l’IDRAC , plus de 100h dans les 2 PME qui m’ont fait confiance, et des heures incalculables (non calculées surtout, car quand on aime, on ne compte pas…) pour préparer les cours, les propositions aux entreprises et en assurer la mise en oeuvre. Evidemment, tout ne se passe pas exactement comme je le voudrais…mais cela remet-il en cause le concept même de TIPCI?

Duel pour l’instant certes, mais surtout duo en construction ! Pourquoi ? Parce que j’en ai l’intime conviction.

 

ENTREPRENDRE : renoncer à l’idéalisation et à la perfection

 

En fait, on ne renonce pas à l’idéalisation, on se rend à l’évidence devant la réalité des choses. Sur le papier, j’avais parfaitement bien dessiné la complémentarité entre les 2 mondes, étudiants et entreprises, avec une synchronisation parfaite. Et je l’ai mise en application telle quelle. Je pars de la problématique de l’entreprise, je briefe les étudiants pour qu’ils planchent sur le sujet en utilisant les outils du plan marketing. Je les coache, j’apporte un éclairage théorique pour mener à bien l’analyse…Jusque là, tout va bien.

Et puis, j’attends leur retour.

A la prochaine séance. Entre 3 et 4 semaines après…

Ah mais ça va pas…Parce que moi, entretemps en entreprise, j’ai évidemment avancé, analysé, recommandé. Et mis en oeuvre même. Donc chou blanc ! La synchro ne marche pas du tout, du tout. De plus, les étudiants sont hyper frustrés parce qu’ils veulent être utiles, et dans cette situation, ils arrivent après la bataille. Je ne peux pas continuer comme ça…duel….

En revanche, le fait d’énoncer les problématiques à traiter, de collecter des données pour que ce soit compréhensible, de me demander comment le formuler simplement, est d’une redoutable efficacité pour mon rôle de directrice marketing en entreprise. En effet, cela me rend plus vive, plus précise, plus convaincue. Alors, merci les étudiants et leur pertinence (voire impertinence…).

Aussi, je vais revoir ma copie sur le calage du timing avec des projets à moyen terme. Le duo n’est pas loin !

 

ENTREPRENDRE : suivre et porter ses convictions

Entreprendre pour l'éducation : "Education is not the learning of facts, but the training of the mind to think"

Cher Albert, que j’aurais aimé te rencontrer ! Tu as mille leçons à donner pour entreprendre. J’aime cette citation sur l’éducation et j’aime aussi quand tu dis que tout est relatif. Dans de nombreuses situations, cela permet de prendre du recul !

« Entrainer l’esprit à penser » mais aussi « apprendre en faisant ».  C’est une gymnastique pour moi, quand je prépare mes interventions. Je ne viens pas avec des réponses toutes faites, tout simplement parce que je ne les ai pas. Je travaille sur des situations en temps réel. La solution est à construire et je ne l’ai pas quand je pose la question. J’énonce des faits. Et je formule des hypothèses. Mais c’est déroutant pour les étudiants. J’ai beaucoup entendu de leur part : « C’est dur Madame de poser des questions, et de se poser des questions ». « Est-ce que c’est la bonne réponse ? » « C’est juste ce que j’ai écrit ? »

Alors je suis repartie de mes convictions. J’ai expliqué en quoi cette pédagogie était importante pour les étudiants. J’ai esquissé des schémas, cité mes sources…. Et ça paye.

Pour les entreprises, mes services marketing / ventes / numérique avec ou sans étudiants c’est pareil… aïe… le lien auquel je crois n’est pas aussi solide que je le pensais. Ce n’est pas tout à fait vrai. C’est bien, mais ce n’est pas indispensable. Là, j’ai sans doute du marketing à faire…mais surtout une implication plus concrète des étudiants dans la mise en oeuvre des recommandations. C’est la preuve qui fait tout. Je dois impérativement travailler cette synchronisation entre les 2 mondes.

 

C’est limpide maintenant. Même si pour l’instant, c’est une période de duel, j’ai de quoi tester de nouvelles approches pour en faire un duo ! Entreprendre, c’est toujours entreprendre quelque chose de nouveau, mais avec un cap clair.

A très bientôt pour la suite

 

Magali